Alors, c’est vous qui invitez le problème ! Pourquoi l’invitez-vous ?

5 janvier 2016 § 2 Commentaires

Rajeev Srinivasan souffrait de très pénibles crises d’asthme, chaque année, à la saison des pluies. Il s’en ouvrit à Swami Prajnanpad, lui faisant part de son désarroi et de l’impuissance de la médecine à le soulager. Le maître lui demanda depuis combien de temps il souffrait de ces crises, et il apparut que ce n’était que depuis sept ou huit ans. Le disciple, après une nouvelle question, réalisa qu’il n’avait aucune certitude que les crises se reproduiraient toujours, et cette année en particulier, même si cela lui semblait théoriquement possible. Cependant, tout en admettant donc que l’asthme pouvait disparaître, il était persuadé qu’il avait toutes les chances de revenir « puisqu’il revient année après année ». La réponse de Swami Prajnanpad fut celle-ci : « Alors, c’est vous qui l’invitez ! Pourquoi l’invitez-vous ? Voulez-vous avoir de l’asthme ? »

Bien évidemment, Rajeev Srinivasan n’avait aucune envie d’avoir de l’asthme, mais il avoua sa peur de le voir revenir. Swami Prajnanpad précisa alors : « La peur n’est qu’une forme du désir, c’est la forme négative du désir. Si vous craignez qu’il vienne, cela montre que vous voulez qu’il vienne. Alors, pourquoi ne viendrait-il pas ? »

Rajeev Srinivasan reconnut alors qu’il avait bien eu de l’asthme dans le passé, mais qu’il ne savait rien du futur. En outre, il réalisa que le fait d’utiliser le temps présent pour évoquer l’asthme – « j’ai des crises d’asthme » – posait comme réalité intangible ce qui n’était qu’éphémère. Il convint donc de l’importance de corriger sa grammaire et de ne pas craindre le retour des crises, pensant à l’asthme comme à une chose du passé. Cette année-là, pas plus que les suivantes, Rajeev Srinivasan ne connut de nouvelle crise d’asthme.

§ 2 réponses à Alors, c’est vous qui invitez le problème ! Pourquoi l’invitez-vous ?

  • Sandie dit :

    Merci Fabrice pour cet éclairage intéressant sur la peur comme « la forme négative du désir ».
    Il me fait penser à un point de vue complémentaire décrivant cette émotion comme « une injure à la vie ». Son auteur, en décrivant par la même occasion ce que le bouddhisme apportait à sa vie depuis 30 ans, avait décidé dès lors qu’il la sentait approcher, de l’observer tenter d’agir sur lui et de l’en empêcher en faisant le contraire ou différemment. En prenant le parti de l’ignorer…

  • Catherine dit :

    Lâcher prise, peut-être…

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